Médecines Douces



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Les mutuelles et assurances de santé



Les mutuelles et assurances de santé














Une prise en charge timide…


Sarah, Michel, Sylviane, comme beaucoup de lecteurs d’Alternative Santé, recourent aux médecines douces et en sont satisfaits. Mais ils supportent seuls, ou presque, le coût financier de leur choix. À cette situation ressentie comme injuste, les complémentaires sont prêtes à apporter des réponses.


Le faible crédit accordé aux médecines alternatives par les institutions médicales a conduit l’Assurance maladie à ignorer purement et simplement cette question. En conséquence, sauf quand elles sont exercées par des médecins qui, à ce titre, ont passé une convention avec la Sécurité sociale, elles ne donnent droit à aucune prise en charge. Donc, seules les consultations auprès d’acupuncteurs, d’homéopathes, d’ostéopathes, de naturopathes…, munis d’un diplôme de médecin et conventionnés, donnent droit, encore actuellement, à un remboursement. Sur la base du tarif du médecin généraliste, car ces « orientations » ne sont pas reconnues comme spécialités médicales. Même traitement pour les médicaments et autres examens dits alternatifs ou complémentaires. Ordonnés par un médecin, ils sont partiellement remboursés, prescrits par des thérapeutes non-médecins, ils sont entièrement à la charge des malades. À quelques exceptions près, (lire entretien p.22), les complémentaires santé ont suivi la politique de l’Assurance maladie. Mais la situation commence à évoluer. Cette tendance pourrait même s’accélérer. À cela, trois raisons.




La première concerne la résolution sur le statut des médecines non conventionnelles adoptée par le Parlement européen en 1997. Se fondant sur les pratiques développées dans les différents pays de la l’Union européenne, les députés ont voté pour que soit mis en place, au niveau de chaque État, un processus de reconnaissance des médecines alternatives. Avec pour priorité sept disciplines : la chiropratique, l’ostéopathie, la naturopathie, la médecine traditionnelle chinoise (qui inclut l’acupuncture), la phytothérapie, l’homéopathie, la médecine anthroposophique. La loi française de mars 2002 (consacrée à la qualité du système de santé) a défini un cadre pour les deux premières. Même si les décrets d’application tardent à sortir, cette initiative ouvre la voie à l’acceptation de non-médecins dans le champ thérapeutique. Car ils exercent, dans une très large majorité, ces disciplines manuelles. Pourquoi la chiropratique et l’ostéopathie ont-elles droit à un traitement de faveur? D’une part, il s’agit d’approches largement répandues en France, d’autre part, les deux professions sont bien structurées autour d’organisations capables de les représenter.




Deuxième raison de cette évolution : une demande forte des assurés. L’engouement pour les médecines alternatives dont les magazines féminins se font par ailleurs largement l’écho, va crescendo. Les Français sont près de 40 % à consommer régulièrement de l’homéopathie (contre 19 % en 1983), rapporte un document de Solly Azar, un courtier en produits d’assurances spécifiques qui propose une formule remboursant partiellement les soins de médecine naturelle, 20 % à recourir à l’ostéopathie (contre 5 % en 1983) et 25 % à l’acupuncture. Difficile de rester insensible aux 7 millions d’actes d’acupuncture et 4,5 millions d’ordonnances d’homéopathie, répertoriés annuellement par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). Par ailleurs, ce sont des pratiques qui misent beaucoup sur la prévention et sont moins demandeuses d’imagerie et d’examens médicaux.




Analysé par la CNAMTS, le coût moyen d’un praticien de médecines alternatives est moindre, comparé à celui d’un médecin généraliste : 2 fois moins de pharmacie, 2 fois moins de kinésithérapie, 2 fois moins de biologie, 3 fois moins d’indemnités journalières. « Elles participent d’une autre façon de se soigner, confirme Jean-Luc Nodenot, président de l’Ugim, un groupement de mutuelles de fonctionnaires(1), qui prend en compte les soins ostéopathiques et chiropratiques. Cela favorise une évolution du comportement sanitaire.» Analyse reprise par Christel Girard-Nkuindji, chef de produits chez Solly Azar : « Le public est demandeur d’une médecine différente, moins agressive, moins toxique, plus individualisée, davantage à l’écoute des besoins des malades et offrant des conseils pour maintenir l’état de santé. » En proposant le remboursement, même partiel de ces pratiques, les complémentaires espèrent faire d’une pierre deux coups : économiser … …en amont un certain nombre d’actes (radios, bilans…) et prévenir la survenue de pathologies graves.




Troisième raison, l’ouverture du marché européen à la libre concurrence entre organismes couvrant les risques santé hors du champ de la Sécurité sociale (lire encadré p. 27). Pour s’acquérir les faveurs d’un public déçu du désengagement progressif de l’Assurance maladie (déremboursement total ou partiel des médicaments de confort, de l’homéopathie…) et prêt à payer pour davantage de garanties  dans le domaine des médecines alternatives, les offres de contrats commencent à fleurir. Le syndicat des ostéopathes de France fournit une liste d’une trentaine de mutuelles et d’assureurs ouverts à la prise en charge de cette pratique. L’Association française de chiropratique en répertorie, elle, plus d’une quarantaine. S’il est possible de toutes les indiquer (lire fiches pratiques p. 31), il est difficile de les comparer, tant les offres sont variées : forfait annuel, remboursement par consultation de 3 à 25 €, en nombre limité ou illimité, sur présentation ou non d’une facture mentionnant l’adhésion du professionnel à un réseau de praticiens, recours à des professionnels ayant passé une sorte de convention avec la complémentaire… Une chose est sûre, elles laissent toutes une part du coût à la charge de l’assuré.




Comment choisir ?


• Recourir aux médecines complémentaires n’empêche pas une chute malencontreuse dans l’escalier ou lors d’une randonnée, la survenue de la presbytie ou le développement de caries, événements qui occasionnent, tous, des frais de santé. Attention à ne pas prendre la proie pour son ombre. Si l’on désire contracter une complémentaire qui couvre des soins non conventionnels, s’assurer que le contrat choisi offre également des garanties de base : forfait hospitalier, optique… (lire p. 29) Autant dire qu’il s’agira, dans la plupart des cas, de formules plus conséquentes et… plus onéreuses.



• Prendre la peine de comparer les propositions. Si l’ostéopathie et la chiropratique sont fréquemment garanties, les contrats peuvent ne faire aucun cas d’autres pratiques, comme la naturopathie, l’étiopathie, la réflexologie, les massages chinois ou ignorer le recours aux compléments nutritionnels et autres préparations comme ceux de phytothérapie ou d’homéopathie parfois prescrits par les thérapeutes. Ou se désintéresser, comme l’illustre le cas de Sylviane (lire p. 20), des bilans recommandés et des dépassements d’honoraires. En clair, lire attentivement les garanties proposées et évaluer le besoin à la lumière de sa situation et de ses habitudes. En pratiquant ainsi, Sarah (lire p. 21) a calculé qu’un tel contrat lui reviendrait plus cher que les sommes à débourser pour consulter l’ostéopathe trois ou quatre fois l’an. « Mais, ajoute-t-elle, dans quelques années, si j’ai d’autres enfants, si ma situation financière évolue, si mes besoins augmentent, il faudra que je repense la question… ».


Autre prestation qui peut être intéressante mais qui est rarement proposée, le forfait d’automédication. Outre que celui-ci pourrait garantir les frais de produits non conventionnels indiqués ci-dessus, il pourrait également couvrir les médicaments déconventionnés comme les veinotoniques ou très faiblement remboursés, par exemple l’homéopathie. D’autant plus que cette part de la facture médicale risque de continuer à s’accentuer.


Des changements profonds, en matière de couverture sociale et sanitaire sont en cours. L’accroissement de l’offre de complémentaires santé va de pair avec la volonté des organismes (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance, banques) de proposer une palette de « produits » correspondant aux demandes des assurés. Vous avez dit « produits » ? Oui, c’est le mot, qui a de moins en moins à voir avec la solidarité.




Source : limpatient.wordpress.com


Rédigé le 22/05/2008 à 15:30 modifié le 16/07/2009


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